Saint Genis-Laval – EMBAR  22-16 (15-9)

 

  • Pour Saint Genis: 3 essais de Scheidt (24′), Perridon (40′) et Ruaux (56′). 1 pénalité (22′) et 2 transformations (24′, 56′) de Motta.
  • Pour l’EMBAR: 1 essai de Sabbagh (80′), 3 pénalités (26′, 31′ & 35′) et 1 transformation de Jeannin.

 

Le 8ème match disputé en autant de semaines par l’EMBAR aura été celui de trop, et ce 1/32 de finales disputé face à une belle équipe de Saint Genis Laval constituera donc la dernière étape de l’exceptionnelle saison disputée par les hommes de jean jacques Abbamonte…

Face aux nord comtois, les lyonnais ont accumulé les détails qui ont finalement fait logiquement la différence. Ils ont ainsi fait preuve…

– D’un peu plus de motivation sur l’ensemble du match, eux qui jouaient sur ce championnat de France leur accession en fédérale 3

– D’un peu plus de puissance à l’impact, qui lui ont souvent permis de jouer dans le dos de la défense et d’enchainer les temps de jeu.

– D’un peu plus de sérénité dans les transmissions, en particulier dans les zones décisives.

– D’un peu plus, enfin, de fraicheur et de « jus », eux qui avaient eu 2 semaines pour digérer leur défaite en finale du Lyonnais et préparer cette échéance.

En face d’eux, l’EMBAR est loin d’avoir démérité, mais a finalement payé la fatigue accumulée lors du long sprint final qui a conclu sa saison.

Les rhodaniens avaient dès le premier quart d’heure démontré leur motivation, pris le contrôle du match, et mis en danger les nord comtois. Au terme de 20 minutes de résistance opiniâtre, leur défense avait ainsi logiquement cédé sur une pénalité de Motta puis un essai de Scheidt sur l’aile (0-10)

Heureusement pour l’EMBAR, la réaction allait être immédiate: Tandis que le pack rouge et bleu reprenait l’ascendant sur son vis à vis, Jeannin se chargeait ainsi de remettre son équipe au contact sur 3 pénalités à longue distance.

Alors qu’on pouvait penser le match totalement relancé, C’est toutefois Saint Genis qui finissait le plus fort la première mi-temps sur un nouvel essai marqué en force par Perridon sur la sirène.

Menée de 6 points seulement à la pause, l’EMBAR allait connaître un début de seconde période très difficile. Cantonnée dans son camp, et le plus souvent dans ses 40 m, sa défense résistait tant bien que mal au déferlement des attaques de Saint Genis, qui réussissait désormais à enchainer très efficacement les temps de jeu et les renversements d’attaque. Sur l’une d’elle, à la 56′, Ruaux voyait enfin un intervalle s’ouvrir dans la défense nord comtoise et filait entre les perches… On se disait alors que les coéquipiers de Thomas Vincent étaient au bord de la rupture (9-22)

Si les minutes qui suivaient le laissaient encore craindre, elles confirmaient aussi l’énorme caractère d’une équipe qui, bien qu’épuisée, ne voulait pas sombrer.

Mieux encore, c’est progressivement les lyonnais qui semblaient connaître un coup de moins bien, et reculaient pour laisser le contrôle de la fin de match aux rouge et bleu.

Après plusieurs occasions avortées, c’est finalement sur une action hautement symbolique qu’allait s’achever ce match et cette saison: Suite à une possession de balle de 10 minutes dans les 40 m adverses et à une accumulation impressionnante de temps de jeu, c’est finalement Nareg Sabbagh qui marquait sous les perches et ramenait les siens à 6 points de leurs adversaires.

Entre temps, un autre pur produit de la formation nord comtoise (Lilian Ségura) avait lui aussi fait son entrée pour la première fois en équipe première, et rendu une copie très propre.

Avec ce score final de 22-16, on n’était finalement pas loin de considérer que tout le monde trouvait son compte: Saint Genis Laval à qui cette victoire laisse encore espérer un accès au championnat fédéral, et l’EMBAR qui conclut ainsi honorablement une saison magique,mais qui aura laissé les organismes très affaiblis !

Place maintenant à la récupération, et à la préparation d’une saison 2017/18 qui s’annonce extrêmement difficile, mais tellement exaltante…

EMBAR – Buxy 41-9 (15-9)

  • Pour Buxy: 3 pénalités de Bordet (7′, 21′ & 28′)
  • Pour l’EMBAR 6 essais de Costard (9′), Galmiche (16′), Lewis (47′), Hustet Grangé (58′), Krso (70′) et Minvielle (79′).
    1 pénalité (24′) et 1 transformation (9′) de Vincent.
    3 transformations (47′, 58′ et 70′) de Vincent.

Après 2 rencontres très serrées en phase régulière (1 victoire à domicile pour chacun), la « belle » opposant l’EMBAR à Buxy a abouti à un match sans grand suspense hier à Beaune, devant un stade comble et dans une ambiance comme seules des finales régionales peuvent en engendrer à ce niveau de compétition.

Et pourtant, la première période avait donné lieu à une opposition de style devenue presque habituelle entre ces 2 équipes qui se seront affrontées 3 fois en 4 semaines (!).
A une équipe de Buxy très habile dans la conservation du ballon et dans le déplacement du jeu sur la largeur du terrain, l’EMBAR répondait par une défense très efficace, et une puissance supérieure, en particulier devant.
Mais le problème de Buxy apparaissait assez vite: Les joueurs de Saone et Loire ne parvenaient absolument pas à franchir et à jouer dans le dos de la défense comtoise. Ils devaient donc s’en remettre à la botte de l’indispensable Bordet pour rester dans le match (3 pénalités en une mi-temps).
Du coté de l’EMBAR, en revanche, les franchissement dans l’axe étaient assez fréquents, et la défense de Buxy devait souvent parer au plus pressé. Elle ne pouvait rien toutefois sur une combinaison derrière une mêlée conclue par Costard dès la 9′, puis sur une percée de Galmiche qui finissait derrière la ligne à la 16′
Heureusement pour les bourguignons, Malbert puis Galmiche choisissaient le juge de touche plutôt que Schlachter lancé seul sur l’aile sur 2 actions qui auraient pu faire mouche… Si bien que malgré les 3 points ajoutés par Vincent sur pénalité tout semblait encore possible à la pause (15-9)

Le tournant du match intervenait probablement 5 minutes après celle-ci, lorsque Bordet ratait son premier coup de pied du match sur une pénalité qui aurait pu ramener les siens à 3 points des nord comtois.
Dès lors, la finale allait basculer.
Sur une nouvelle série de percussions du pack rouge et bleu, c’est d’abord Lewis qui passait la ligne et donnait de l’air à ses couleurs à la 47′ (22-9)
Puis, alors que la pression défensive de l’EMBAR devenait de plus en plus vive, une balle perdue par Buxy était récupérée par Hustet Grange qui se découvrait une vocation d’ailier pour aplatir après une improbable course de 30 m un nouvel essai.
Dès lors, les vagues ententistes allaient se multiplier… Jouant de plus en plus facilement après contact, les hommes de Jean Jacques Abbamonte réalisaient alors un véritable festival offensif, et parachevaient le travail en fin de match par 2 essais de Krso, en force à la 70′, puis de Minvielle à la 79′.

Le coup de sifflet de Monsieur Dauvissat pouvait alors libérer tout le groupe de l’EMBAR, dont la saison prend un tour encore plus positif avec ce bouclier, enrichi en outre du trophée du fair play décerné par les organisateurs de cette belle journée…

Buxy – EMBAR :  25-15 (7-8)

  • Pour Buxy: 3 essais (34′, 45′ et 69′), 2 transformations (34′ et 45′) et 2 pénalités (56′ et 65′)
  • Pour l’EMBAR: 2 essais de Krso (40′) et Greuillet (72′), 1 pénalité (31′) et 1 transformation (72′) de Jeannin.

Fermement décidés à ne pas fausser la fin de championnat et à ramener un succès de prestige de Saone et Loire, les nord comtois auront la satisfaction d’avoir joué au mieux leur rôle d’arbitre. Elle n’effacera pas toutefois la déception d’un match qu’elle a laissé lui échapper en début de seconde période.

Face à une équipe de Buxy galvanisée par son public et par l’enjeu, mais aussi un peu fébrile, les bleu et rouge ont tout d’abord misé sur leurs points forts: Un pack solide, une défense bien en place et une capacité à jouer tous les coups possibles au large.
Pendant une bonne demi heure, la recette a plutôt bien fonctionné, et après que chaque équipe ait vu une pénalité repoussée par le poteau, c’est presque logiquement que Jeannin avait (enfin) ouvert le score après 31′ de jeu.
Mieux encore, les joueurs de Jean jacques abbamonte avaient même parfois réussi à trouer la défense adverse, comme lors de cette longue percée de Colin qui aurait pu valoir aux visiteurs un essai de pénalité pour un plaquage sans ballon du premier soutien.
Après que Buxy ait finalement réussi à reprendre l’avantage sur un essai transformé à la 35′, C’est presque logiquement en définitive que l’EMBAR virait finalement en tête suite à un ballon porté conclu « sur la sirêne » par Suad Krso.(7-8)

Le match allait toutefois basculer dès la reprise, et de façon plutôt logique.
Adossés au vent, plus justes techniquement, les locaux prenaient l’ascendant physiquement. Dans le même temps la touche nord comtoise se déréglait, et la défense des visiteurs donnait quelques signes de faiblesse sur des plaquages ratés… C’est donc en toute logique que Buxy reprenait le contrôle du match et du score… 2 essais (dont 1 de pénalité, logique) et 2 pénalités plus tard, les joueurs de Saone et Loire semblaient même se diriger vers un large succès (25-8 à un quart d’heure de la fin).
C’était sans compter sur l’orgueil des bleu et rouge, et leur relative fraicheur physique. Ils remettaient alors la marche avant, multipliaient les temps de jeu et les occasions d’essai. Une seule d’entre elles était finalement conclue par Mickael Greuillet, mais c’est avec un certain soulagement, et une joie bien légitime, que le public local accueillait le coup de sifflet final.
La troisième mi-temps pouvait commencer… Conforme à la tradition de notre sport elle allait rapprocher 2 clubs qui ont appris à s’apprécier ces dernières semaines, et qui se retrouveront donc samedi prochain à Beaun… Bouclier en jeu !

EMBAR-Vesoul 52-15 (31-3)

  • Pour Vesoul: 2 essais (61′, 66′). 1 transformation (61′) et 1 pénalité (29′) de Moulis.
  • Pour l’EMBAR: 7 essais de Lewis (3′ & 8′), Vauvy (35′), Fournier (39′ & 49′), Auvillain (76′) et Galmiche (79′)Face à une équipe de Vesoul joueuse comme à son habitude, mais un peu démobilisée, l’EMBAR n’a pas joué avec les nerfs de son public hier, et il lui a fallu peu de temps pour plier le match.
    8 minutes précisément… Le temps pour Lewis de finir au centre et en force une première séquence nord comtoise à la 3′, puis surtout de récupérer un ballon au milieu du terrain puis d’enchainer raffuts, crochet et accélération et « planter  » son deuxième essai à la 8′.
    Comme dans le même temps Vincent faisait preuve d’une régularité de métronome (2 transformations + 1 pénalité à la 16′), le score enflait et faisait perdre à ce match « historique » son intensité dramatique.
    Et si le match s’équilibrait ensuite au point de permettre à Moulis d’ouvrir son compteur à la 29′, les bleu et rouge redonnaient en fin de première période le coup d’accélérateur nécessaire sur un ballon poussé au pied par Fournier et aplati par Vauvy (35′), puis sur une percée en solitaire de ce même Fournier (39′)

    Si la seconde période semblait démarrer comme la première avec un nouvel essai de Fournier derrière son pack (49′), les nord comtois allaient néanmoins connaître pendant un gros quart d’heure un « trou d’air » spectaculaire.
    Vesoul en profitait alors pour rappeler qu’il ne fallait pas lui laisser d’espace sous peine d’être puni immédiatement… Et c’est ce qui se produisait sur 2 superbes essais (61′ et 66′)
    Les hommes de Jean Jacques Abbamonte ne laissaient toutefois pas le temps au doute de s’installer dans les têtes, et une nouvelle accélération permettait à Auvillain, puis Galmiche d’ajouter un essai chacun.

    Monsieur Darbon pouvait alors libérer les 30 acteurs et les 250 spectateurs venus assister à ce match particulier et laisser place à une fête majuscule… Son coup de sifflet final faisait entrer l’EMBAR dans l’histoire du rugby nord comtois, puisque l’entente est désormais officiellement promue en fédérale 3 !

EMBAR-Saint Apollinaire: 53-20 (22-13)

  • Pour saint Apollinaire: 2 essais de Delpierre (21′) et Reboulllat (63′), 2 pénalités (4′ & 8′) et 2 transformations de Guillot)
  • Pour l’EMBAR 8 essais de Barraux (13′), Lewis (24′), Champomier (26′ & 58′), Vacher (46′), Krso (56′), Mazzolini (72′) et Auvillain (80′). 5 transformations et 1 pénalité (39′) de Jeannin.

Les spectateurs du stade de Coubertin sont décidément gâtés. Après le superbe spectacle et le suspense insoutenable que leur avaient offert leurs favoris face à Buxy la semaine dernière, ils ont à nouveau assisté à un spectacle de choix aujourd’hui avec à la clé 10 essais, et un jeu souvent flamboyant de la part des 2 équipes.
Très forts dans l’utilisation du ballon, et souvent capables de franchir la ligne de défense nord comtoise, l’équipe de saint Apollinaire ne doit sa défaite qu’à un déficit de puissance, en particulier devant, devenu peu à peu insurmontable face à un pack comtois qui maîtrise son sujet en ce moment.
Les choses avaient pourtant bien commencé pour les epleumiens, dont la défense faisait merveille dans le premier quart d’heure face aux occasions d’essai nord comtoises, et dont le buteur convertissait sans trembler les 2 premières pénalités en bonne position. 0-6 après 10 minutes de jeu: L’inquiétude commençait à poindre sur le stade de Coubertin, et même le premier essai marqué par Barraux sur une superbe percée de Galmiche ne la calmait pas.
Loin de se laisser abattre par ce coup du sort en effet, les visiteurs reprenaient les devants sur une superbe percée de leur seconde ligne Delpierre, qui bénéficiait sur le coup d’un cadeau rare de la défense locale sous la forme d’un plaquage raté dans la ligne…
Menés une nouvelle fois, les bleu et rouge n’avaient toutefois pas le temps de douter, puisque coup sur coup Champomier sur une attaque plein centre, puis Lewis sur un ballon porté redonnaient de l’air à leur équipe (19-13, 26′)
Dès lors, on sentait que les nord comtois prenaient peu à peu l’ascendant physiquement sur leur adversaire, et s’ils échouaient à plusieurs reprises devant la ligne, Jeannin leur donnait toutefois un peu plus de marge en convertissant une pénalité juste avant la pause, et en leur donnant ainsi pour la première fois plus d’une marque d’avance (22-13)

Comme cela a souvent été le cas ces dernières semaines, la reprise allait être fatale aux adversaires de l’EMBAR, submergés physiquement par l’apport du « banc » nord comtois.En un gros quart d’heure en effet, les bleu et rouge pliaient le match par 3 nouveaux essais de Vacher, Champomier puis Krso.
Il ne restait plus dès lors à Saint Apollinaire qu’à se montrer fidèle à sa flatteuse réputation: Jouant tous les ballons qu’ils réussissaient à grapiller à fond, les epleumiens semaient ainsi le trouble à plusieurs reprise dans la défense locale, et permettaient finalement à Rebouillat de doubler la mise sur une succession de temps de jeu qui avaient mis hors de position la défense locale (63′)
C’est toutefois à l’EMBAR que revenait l’honneur de clore le score, sur un essai en force de Mazzolini d’abord, puis sur une charge dévastatrice d’Auvillain à la dernière minute.

Grace à cette convaincante victoire bonifiée, les bleu et rouge atteignent donc leur objectif, et gagnent le droit de disputer une véritable finale d’accession dimanche prochain face à Vesoul. Une victoire dans le derby leur permettrait en effet d’assurer la montée en fédérale 3 à un match du terme, quelle que soit l’ampleur du score.

Le moins qu’on puisse dire est que ce match promet !

Les 2 équipes seniors de l’EMBAR disputeront dimanche face aux épleumiens de véritables demi finales pour s’ouvrir l’accès aux finales de Beaune le 29 avril.

Pour les espoirs de Bertrand Cuyaubère et Jean Pierre Laclef, il s’agira de conforter la troisième place qu’ils occupent actuellement et de maintenir leur petit avantage (3.5 points compte tenu de la péréquation avec Champagnole) qu’ils comptent sur Vesoul, tout en espérant un faux pas des joueurs de Haute Saone chez le leader.

Pour l’équipe fanion, une semaine après la décoiffante victoire acquise face à Buxy, la priorité sera de revenir rapidement sur terre pour ramener à la raison une équipe qui a toujours posé de gros problèmes aux joueurs de Jean Jacques Abbamonte. Chacun garde en mémoire le laborieux succès (6-0 !) obtenu l’an dernier au lycée Viette, ou la très belle opposition que nous avaient proposés les joueurs de Saint Apollinaire lors d’un match aller de très haut niveau.
Pour obtenir cette victoire extrêmement précieuse, les hommes de Jean Jacques Abbamonte pourront compter sur le retour dans le groupe de Suad Krso et Loïc Zimmermann, tandis que Vincent, Hustet Grange et Greuillet manqueront encore à l’appel.

Comme le beau temps devrait être de la partie, nul doute que les spectateurs de Coubertin pourront une nouvelle fois assister à un spectacle de qualité.

EMBAR-Buxy 28-21 (14-6)

  • Pour Buxy : 2 essais de Chuard (55’) et Bordet (65’), 1 transformation (65’) et 3 pénalités (22’, 28, & 41’) de Bordet.
  • Pour l’EMBAR : 4 essais de Barraux (11’), Malbert (34’), Auvillain (72’) et Jeannin (76’), 4 transformations de Jeannin.

Au terme d’un match superbe qui aura tenu en haleine le public record du stade de Coubertin, l’EMBAR a su trouver les ressources morales et physiques pour ramener à la raison l’adversaire le plus redoutable qu’elle ait eu à accueillir sur ses terres cette saison.

Malgré 5 absences dans son « 15 majeur » (Thomas, Krso, Hustet Grangé, Zimmermann et Greuillet), l’EMBAR avait pourtant pris un départ quasiment idéal.
Au terme de 10 premières minutes très bien maîtrisées et marquées par 2 occasions d’essai avortées, les bleu et rouge avaient en effet trouvé une première fois la faille sur une percée plein centre de Barraux, qui profitait d’une désorganisation de la défense bourguignone suite à l’exclusion temporaire de Bordet pour pointer entre les perches (11’).
La suite de la mi-temps allait être quasiment du même tonneau : Maîtres du terrain et dominateurs sur les ballons portés, l’EMBAR ne relâchait pas son étreinte, et les visiteurs en étaient souvent réduits à parer au plus pressé.
Seul bémol pour les nord comtois Leur efficacité s’était évanouie, et malgré plusieurs séquences dans les 5 m adverses, ils tardaient à concrétiser. Leur précipitation et leur maladresse dans la zone de vérité maintenaient Buxy en vie, d’autant que Bordet convertissait en points les miettes que lui laissaient les locaux (22’, 28’)
La première période s’achevait pourtant comme elle avait commencé : Suite à un bon enchaînement dans les 10 m adverses, Malbert cassait en effet un plaquage et allait inscrire en marchant le deuxième essai de l’entente (14-6, 34’)

Au retour de la pause, le public de Coubertin était ainsi partagé entre la satisfaction de voir ses protégés en tête, et l’inquiétude face à l’étroitesse de la marge qu’ils s’étaient octroyée.
Dès le coup d’envoi, c’est l’inquiétude qui allait prendre le pas.
Sur le coup d’envoi, Bordet se rappelait ainsi au bon souvenir du public local en réussissant une nouvelle pénalité (41’, 14-9) : Le chat était décidément bien maigre !
Puis surtout, Buxy retrouvait ses esprits et refaisait surface dans le jeu. Les visiteurs rappelaient alors au nord Comtois pourquoi ils sont en course pour la montée eux aussi : Avançant à l’impact, beaucoup plus efficaces dans la conservation du ballon ; ils réussissaient alors à mettre en place leur jeu, fait d’alternance et d’occupation efficace de la largeur du terrain.
Comme dans le même temps l’EMBAR perdait le fil de son match, multipliant les maladresses et les mauvais choix de jeu, on se disait que ce sommet était finalement moins bien engagé qu’on avait pu le croire un instant.
Heureusement, la défense nord comtoise tenait bon… Et se sortait indemne de 2 longues séquences sur sa ligne au cours du premier quart d’heure.
Loin de se décourager suite à cette domination stérile, Buxy gardait pourtant sa ligne directrice, et à force de « balader » la défense locale sur toute la largeur du terrain, les espaces finissaient par s’ouvrir… C’est d’abord Bordet, décidément au four et au moulin, qui trouvait la faille à la 55’ et ramenait les siens à hauteur des nord comtois. Puis comme une évidence, c’est un génial service au pied de Justis pour Chuard qui permettait aux visiteurs de prendre les devants pour la première fois au score (14-21, 65’)
Il y a quelques mois, voire quelques semaines, les coéquipiers de Mike Lewis auraient sans doute baissé les bras et perdu définitivement le fil de leur match… Mais le groupe de Jean Jacques Abbamonte a visiblement mûri : Aidé par un public qui n’aura jamais autant joué son rôle de 16ème homme, il allait trouver les ressources pour desserrer l’étreinte physiquement, puis ré-investir le camp buxynois. Ne restait plus dès lors qu’à attendre un petit coup de pouce du destin, qui allait intervenir 10 minutes avant le terme du match sous la forme d’une exclusion de Paccini, coupable d’avoir volontairement écroulé un mall. Les espaces s’ouvraient alors une nouvelle fois devant les nord comtois, et Auvillain (72’) puis Jeannin (76’) en profitaient tour à tour et faisaient chavirer Coubertin.

Conclu par un clapping improvisé, ce match de très haute volée rapproche un peu plus l’EMBAR de son rêve. Il lui reste maintenant 2 victoires à remporter sur les 3 derniers matchs qu’elle disputera pour atteindre la finale de Beaune.
Prochain rendez vous à Coubertin la semaine prochaine face à Saint Apollinaire, une équipe redoutable, qui suit de près l’EMBAR au classement.

Il n’y a que les montagnes qui ne rencontrent jamais !

Les 2 équipes de Buxy et de l’EMBAR confirmeront l’adage dimanche 2 avril sur le stade de Coubertin, puisqu’après 2 rendez- vous manqués en raison des conditions climatiques, elles vont enfin avoir l’occasion de disputer leur match… aller (!)

L’avantage de ce report est que l’enjeu du match s’en trouvera décuplé. Si une victoire dans ce choc ne sera pas mathématiquement décisive, elle donnera un gros avantage à l’équipe qui l’accrochera.

Un rappel des résultats obtenus par les 2 adversaires donne une idée de ce qui attend les spectateurs du stade de Coubertin.
Buxy est en effet invaincu depuis le 8 janvier et une improbable défaite à Pougues, tandis que l’EMBAR vient d’enchainer 3 larges victoires, dont une face à Tournus.

Entre des bourguignons joueurs et au jeu très structuré et des Comtois qui misent souvent sur un pack très puissant, l’opposition de style devrait donner lieu à un match de haut niveau.

C’est tout le mal qu’on souhaite aux amateurs de rugby de l’aire urbaine qu’on annonce nombreux autour du terrain… Eux qui n’auront peut-être pas de si tôt l’occasion d’assister à une telle affiche !

Difficile d’y voir clair en haut du classement de la poule honneur de Bourgogne Franche-Comté.
D’abord parce que le classement est très serré, puis surtout parce que les matchs remis cet hiver viennent encore en perturber la lecture.
Si vous avez le temps et envie d’y voir plus clair, voici ce qu’il faut savoir !

1/
– Les 2 premières places donnent accès à la fédérale 3, à la finale de Beaune (sans incidence sur la montée), et aux 1/32 du championnat de France.
– La troisième place donne accès directement aux 1/32 de finales.
– La quatrième place donne accès à des barrages, soit à un 1/64 de finale.
Les troisièmes et quatrième peuvent eux aussi accéder à la fédérale, en général 3 tours « suffisent », soit un accès aux 1/4 de finale.

Vous êtes toujours là ? Alors on continue.

2/
Sauf fin de saison stratosphérique de Vesoul ou XV charolais et écroulement improbable de saint Apollinaire, on connait désormais les 4 équipes qui se partageront ces 4 accessit. il s’agit de:
Tournus: 66 points et 19 matchs (/20)
Buxy: 61 points et 17 matchs
L’EMBAR: 57.5 points pour 16 matchs en intégrant approximativement la péréquation du match de Champagnole qui ne pourra se jouer.
Saint Apollinaire: 47 points pour 16 matchs.

3/
En tenant compte du calendrier, il apparaît que:
– Buxy est le mieux placé, puisque cette équipe est maîtresse de son destin (3 victoires lors de ses 3 derniers matchs lui assureraient la montée), et qu’elle peut encore bénéficier d’un éventuel forfait général de Pougues, qui lui permettrait de récupérer sur tapis vert les 4 points perdus dans le nivernais. il lui faudrait alors marquer 8 points en 3 matchs…
– L’EMBAR est aussi maitresse de son destin, mais avec un programme infernal pour finir (Buxy 2X, Saint Apollinaire et Vesoul)
Il lui faut marquer 14 points lors de ces 4 derniers matchs pour être sûre d’être promue. 3 victoires et 2 bonus pourraient donc « suffire »
– Tournus a l’avantage d’avoir quasiment fini son championnat et de finir sur le terrain de Dole face à des jurassiens qui ne feront pas le poids. On peut donc considérer que Tournus finira à 71 points grace aux 5 points pris sur ce dernier match, ce qui fixe la barre à atteindre pour ses 2 adversaires.
– Saint Apollinaire ne peut plus atteindre les 2 premières places, mais est quasiment assuré de finir au moins quatrième. Grace à un calendrier très favorable (Dole & Pougues 2X), les epleumiens (yes, je l’ai casée !) peuvent même profiter d’une défaillance de l’EMBAR ou de Buxy pour monter sur le podium.

Vous avez tout suivi ? Alors à vos calculettes, et à vos pronostics

US Dole – EMBAR : 3-35 (3-9)

  • Pour Dole : 1 pénalité de Merat (28′)
  • Pour l’EMBAR 1 pénalité de Vincent (3′), 4 essais de Costard (55′), Lewis (64′), Vauvy (68′) et Jeannin (78′), 2 pénalités (20′ & 26′) et 3 transformations (55′, 64′ & 68′) de Jeannin.

Face à une équipe de Dole bien décidée à vendre chèrement sa peau et qui a fait preuve d’une agressivité extrême, l’EMBAR a réussi à garder la tête froide, et à remporter une victoire bonifiée qui peut s’avérer précieuse lors du décompte final.

Et pourtant, il lui a fallu pour arriver à ses fins de la patience, une bonne dose de courage, et un sang froid extrême pour ne pas se laisser entraîner sur d’autres terrains que celui du jeu de rugby !

Si la première action nord comtoise avait permis à Vincent de donner un avantage aux siens sur pénalité (3′, 0-3), la première mêlée sifflée par Monsieur Vallon, 2 minutes plus tard, avait planté quant à elle le décor: Mêlée relevée préméditée, bagarre générale, et 1 carton rouge de chaque coté attribués aux… talonneurs !
Un peu surprenante dans le choix de ses « cibles », cette décision radicale de l’arbitre allait pourtant sauver le match d’un pourrissement probable.

A 14 contre 14, durant le quart d’heure qui suivit, les locaux allaient encore démontrer leur extrême motivation, mais dans les règles cette fois. Leur engagement et leur enthousiasme obligeaient alors l’EMBAR à colmater les brèches, et à répondre au défi physique avant d’envisager autre chose…
Et les hommes de Jean Jacques Abbamonte le faisaient plutôt bien… Leur défense maintenait souvent les attaques doloises à une distance raisonnable de la ligne, et leurs incursions dans le camp adverses permettaient à Jeannin d’ajouter 2 nouvelles pénalités avant que Merat ne réplique à la 28′ (3-9).
En fin de seconde mi-temps, les nord comtois accentuaient la pression et obtenaient plusieurs occasions d’essais, mais la défense jurassienne s’accrochait tant et si bien que le score à la mi-temps n’offrait aucune marge de manoeuvre aux visiteurs.

Dès les premières minutes de la seconde période cependant, l’inquiétude changeait de camp. Les dolois semblaient céder physiquement progressivement, et l’EMBAR occupait régulièrement leur camp. Après 2 ou 3 occasions d’essai avortées, c’est finalement une attaque déployée qui permettait aux nord comtois de franchir une première fois la ligne par Costard (56′). 10 minutes plus tard, c’est un raid solitaire de Lewis qui faisait définitivement basculer le match. D’abord parce que le troisième ligne bleu et rouge passait toute la défense locale en revue pour un essai de 50 m, puis surtout parce qu’un défenseur dolois ne laissait d’autre choix à Monsieur Vallon que de l’expulser suite à un geste imbécile et dangereux sur le marqueur adverse (coup de genou dans le dos)
Dépassés physiquement et à 13 contre 14, les locaux n’avaient désormais plus aucun espoir de revenir dans le match, et les essais marqués par Vauvy, puis Jeannin avaient quelque chose d’inéluctable.
Le baroud d’honneur des jeunes trois quarts dolois dans les 5 dernières minutes n’allait rien changer… Il démontrait juste, un peu tard, que cette équipe avait les moyens de jouer au rugby…

Au delà de l’amertume que laisse ce match d’un autre age et la probable suspension de Mickael Greuillet pour plusieurs matchs, c’est cependant la satisfaction qui domine au terme d’une partie intelligente et bien maîtrisée, couronnée par une victoire inédite pour une équipe de l’aire urbaine sur le terrain de Dole.

Découvrir les photos de la rencontre en cliquant ici

Samedi 25

EDR

Entrainement Commun Aire UrbaineM6 et M8  et M10 de 14h à 16h au lycée Viette à Montbéliard.

Entrainement Commun  Aire Urbaine et Match (niveau et catégorie) M12 et M14 de 14h à 16h30 à Belfort // Lieu à confirmer par

(Christian B)

U14

à Besançon

ORC Région

U14 Féminine

à Mulhouse

ORC  Féminin(25 et 26-03)

1 joueuse sélectionnée:

Maud Bauer Preston

 

U18NCXV

à Champagnole

ACM-NCXV à 14h

 

Dimanche 26

U18

à Baume les Dames

Rassemblement pour préparation tournoi à Migennes 10h30 Accueil 16h Fin

Joueurs sélectionnés

Bergoend/Outrey Broihier/Tritre/Querchi/Poiselet /Inesta

*En pièce jointe la convocation

*Pour le transport :En attente des résultats de participants

Sénior F

à Thann

Fédérale 2 Féminine

Filles du Vignoble-Ovale Tigresse à 15h

Sénior G

à Dôle

Championnat Honneur Bourgogne Franche Comté

Dôle2-EMBAR2 à 13h30

Dole1-EMBAR1 à 15h

*1 bus à commander

EMBAR-Tournus: 22-5 (15-0)

  • Pour Tournus: 1 essai de Terrier.
  • Pour l’EMBAR: 1 pénalité de Vincent (3′), 3 essais de Auvillain (25′), Fournier (36′) et Minvielle (74′). 2 transformations (36′ et 74′) de Jeannin

Le ballon glissant, le terrain un peu gras et le style de jeu qu’affectionnent les 2 équipes: Tout laissait penser que c’est essentiellement par un gros défi physique que passerait ce match au sommet… Et c’est bien dans la conquête et l’affrontement qu’il s’est joué pour l’essentiel.
A ce jeu là hier, il n’y a pas eu photo entre une équipe de Tournus usée par un cycle de 7 matchs consécutifs et des joueurs de l’EMBAR remontés comme des pendules.
En réalité, on pourrait presque considérer que le suspense a duré 25 minutes à Coubertin, le temps…
– Que Vincent concrétise la première incursion ententiste dans le camp bourguignon sur pénalité dès la 3′
– Que Tournus échoue dans la concrétisation de son premier (et seul) temps fort et ne retire rien de 10 bonnes minutes de pression dans le camp des bleu et rouge.
– Qu’Auvillain ne concrétise en force un enchainement dans les 22 m tournusiens à la 25’… Pendant qu’une bagarre éclatait quelques mètres plus loin. Sur le coup d’envoi qui suivait cette échauffourée, Tournus décidait d’en découdre à nouveau et Monsieur Brégand n’avait d’autre solution que d’envoyer l’un des bourguignons les moins discrets sur l’action passer 10 minutes sur le banc.
Le match retrouvait alors un niveau d’engagement normal… Et Tournus n’aurait plus désormais l’occasion d’inquiéter vraiment son adversaire.
Malgré une touche hésitante, l’EMBAR réussissait dès lors de plus en plus souvent à jouer après contact et à multiplier les temps de jeu. Sur l’un de ces enchainements Fournier ajoutait un deuxième essai, et donnait une marge de sécurité conséquente à ses couleurs à la mi-temps (15-0)

Plus équilibrée, la seconde période ne remettait jamais en cause l’équilibre du match. Les locaux obtenaient plusieurs occasions d’essai sans concrétiser avant de bénéficier d’un coup de pouce de leur adversaire: Sur un ballon cafouillé par la défense tournusienne à la 74′, Vauvy servait ainsi Minvielle qui filait entre les perches et laissait au public local l’espoir du bonus offensif.
Hélas, comme cela leur arrive souvent, les nord comtois oubliaient de se remobiliser suite à cet essai, et laissaient Terrier leur rappeler combien il affectionne les départs « petit coté » à 2 minutes de la fin du match.
Malgré une dernière occasion sur la ligne adverse, ils ne reverraient jamais ce point de bonus qui peut s’avérer précieux dans la dernière ligne droite !