: L’EMBAR tout près de l’exploit.

Bron : Toulouse Airbus – EMBAR ASCAP 22-17 (15-10)
Pour l’EMBAR: 2 essais de Colin (40′) et Barraux (62′), 2 transformations et 1 pénalité (2′) de Jeannin

 

C’est sur un mélange de fierté et de frustration que s’achève la saison des bleu et rouge. Fierté d’avoir tenu tête à une formation toulousaine composée en bonne partie de joueurs évoluant au niveau fédéral (2 & 3)
Frustration née d’une fin de match surréaliste: Pendant le dernier quart d’heure (auquel l’arbitre a ajouté 7 minutes d’arrêt de jeu), les hommes de Jean Jacques Abbamonte avaient en effet littéralement « campé » dans les 22 m toulousains. D’abord pas des enchaînements du pack à 1 ou 2 m de la ligne d’essai, débouchant sur un carton blanc et 4 pénalités successives sans que l’homme au sifflet ne juge utile de siffler un essai de pénalité. Puis sur une attaque au large de l’EMBAR dans les arrêts de jeu conclue sous les poteaux par… un en-avant. La devise de la région pouvait donc être légérement modifiée : « Comtois rends toi… Bon d’accord, si vous insistez monsieur l’arbitre ». Mais il est vrai que celle-ci sonne moins bien que l’originale

Ainsi s’achevait un match spectaculaire et indécis, qu’auraient sans doute apprécié les spectateurs du complexe sportif de Bron s’il y en vait eu (en dehors des fidèles de l’EMBAR !) Tout avait commencé de la meilleure des manières pour les bleu et rouge: Une pénalité de Jeannin sur la première action offesive (2′), suivie par un quart d’hure de domination et une grosse occasion d’essai sur un contre de 80 m de Gauthier: Le train de l’EMBAR semblait lancé sur de bons rails*.

 


Les joueurs de la ville rose* ne l’entendaient pas de cette oreille. Ils reprenaient peu à peu le contrôle du match, et mettaient à mal la défense nord Comtoise sur des ballons portés dévastateurs. Le courage manifesté par l’EMBAR en défense ne suffisait plus, et les 2 essais réussis par airbus (34′ et 38′) concrétisaient logiquement la domination des toulousains.
Même si Colin redonnait espoir aux siens dans les arrêts de jeu de la première période suite à une percée de Barraux plein centre puis à une remise intérieur de Jeannin, la tendance semblait très favorable aux « blanc » (15-10 à la pause) . D’autant que le début de la seconde période confirmait les inquiétutes nord comtoise: Toujours aussi dominateurs en touche, les joueurs d’airbus réussissaient même à enchainer le jeu rapide qui fait leur force, et le troisième essai marqué plein champ après 5 minutes de jeu semblait susceptible de « tuer le match » (22-10)

 

 

C’est alors qu’on allait retrouver l’EMBAR. Redevenus agressifs en défense comme dans leurs percussions dans l’axe, les bleu et rouge reprenaient le contrôle du match.
Sur une nouvelle attaque au large de toute beauté, Barraux concluait entre les perches, et donnait ainsi à Jeannin la possibilité de ramener les siens à une marque de leur adversaire.

Commençait alors la longue phase de domination décrite plus haut.

L’équipe de Toulouse démontrait qu’elle était plus qu’une sélection hétéroclite en s’accrochant à ce résulat avec courage et expérience. Aidée par quelques maladresses comtoises, et par la timdité de l’homme au sifflet, elle revenait donc sur les bords de la garonne avec une victoire à l’arraché, mais globalement méritée.
Bon vent à elle pour la reste de la compétition.

*: L’auteur de cet article est diplômé de l’école supérieure des clichés et figure de réthorique.