Saint Genis-Laval – EMBAR  22-16 (15-9)

 

  • Pour Saint Genis: 3 essais de Scheidt (24′), Perridon (40′) et Ruaux (56′). 1 pénalité (22′) et 2 transformations (24′, 56′) de Motta.
  • Pour l’EMBAR: 1 essai de Sabbagh (80′), 3 pénalités (26′, 31′ & 35′) et 1 transformation de Jeannin.

 

Le 8ème match disputé en autant de semaines par l’EMBAR aura été celui de trop, et ce 1/32 de finales disputé face à une belle équipe de Saint Genis Laval constituera donc la dernière étape de l’exceptionnelle saison disputée par les hommes de jean jacques Abbamonte…

Face aux nord comtois, les lyonnais ont accumulé les détails qui ont finalement fait logiquement la différence. Ils ont ainsi fait preuve…

– D’un peu plus de motivation sur l’ensemble du match, eux qui jouaient sur ce championnat de France leur accession en fédérale 3

– D’un peu plus de puissance à l’impact, qui lui ont souvent permis de jouer dans le dos de la défense et d’enchainer les temps de jeu.

– D’un peu plus de sérénité dans les transmissions, en particulier dans les zones décisives.

– D’un peu plus, enfin, de fraicheur et de « jus », eux qui avaient eu 2 semaines pour digérer leur défaite en finale du Lyonnais et préparer cette échéance.

En face d’eux, l’EMBAR est loin d’avoir démérité, mais a finalement payé la fatigue accumulée lors du long sprint final qui a conclu sa saison.

Les rhodaniens avaient dès le premier quart d’heure démontré leur motivation, pris le contrôle du match, et mis en danger les nord comtois. Au terme de 20 minutes de résistance opiniâtre, leur défense avait ainsi logiquement cédé sur une pénalité de Motta puis un essai de Scheidt sur l’aile (0-10)

Heureusement pour l’EMBAR, la réaction allait être immédiate: Tandis que le pack rouge et bleu reprenait l’ascendant sur son vis à vis, Jeannin se chargeait ainsi de remettre son équipe au contact sur 3 pénalités à longue distance.

Alors qu’on pouvait penser le match totalement relancé, C’est toutefois Saint Genis qui finissait le plus fort la première mi-temps sur un nouvel essai marqué en force par Perridon sur la sirène.

Menée de 6 points seulement à la pause, l’EMBAR allait connaître un début de seconde période très difficile. Cantonnée dans son camp, et le plus souvent dans ses 40 m, sa défense résistait tant bien que mal au déferlement des attaques de Saint Genis, qui réussissait désormais à enchainer très efficacement les temps de jeu et les renversements d’attaque. Sur l’une d’elle, à la 56′, Ruaux voyait enfin un intervalle s’ouvrir dans la défense nord comtoise et filait entre les perches… On se disait alors que les coéquipiers de Thomas Vincent étaient au bord de la rupture (9-22)

Si les minutes qui suivaient le laissaient encore craindre, elles confirmaient aussi l’énorme caractère d’une équipe qui, bien qu’épuisée, ne voulait pas sombrer.

Mieux encore, c’est progressivement les lyonnais qui semblaient connaître un coup de moins bien, et reculaient pour laisser le contrôle de la fin de match aux rouge et bleu.

Après plusieurs occasions avortées, c’est finalement sur une action hautement symbolique qu’allait s’achever ce match et cette saison: Suite à une possession de balle de 10 minutes dans les 40 m adverses et à une accumulation impressionnante de temps de jeu, c’est finalement Nareg Sabbagh qui marquait sous les perches et ramenait les siens à 6 points de leurs adversaires.

Entre temps, un autre pur produit de la formation nord comtoise (Lilian Ségura) avait lui aussi fait son entrée pour la première fois en équipe première, et rendu une copie très propre.

Avec ce score final de 22-16, on n’était finalement pas loin de considérer que tout le monde trouvait son compte: Saint Genis Laval à qui cette victoire laisse encore espérer un accès au championnat fédéral, et l’EMBAR qui conclut ainsi honorablement une saison magique,mais qui aura laissé les organismes très affaiblis !

Place maintenant à la récupération, et à la préparation d’une saison 2017/18 qui s’annonce extrêmement difficile, mais tellement exaltante…